L'ultime « excuse » : les Jeux Olympiques
Nous connaissons tous l'excuse classique du chien qui a mangé les devoirs. Mais la patineuse artistique canadienne Madeline Schizas a placé la barre beaucoup plus haut pour les étudiants du monde entier ce week-end. Alors qu'elle se trouvait sur la glace lors des Jeux Olympiques d'hiver de 2026 à Milan-Cortina, elle s'est rendu compte qu'une date limite pour ses études de sociologie était passée. Sa solution ? Envoyer tout simplement un e-mail honnête à son professeur avec un lien vers le communiqué de presse officiel du Comité Olympique en guise de preuve.
Chez Miss Salsa, nous voyons cela plus souvent que vous ne le pensez. Au cours de mes 30 années dans le monde de la danse, j'ai vu d'innombrables jeunes talents tenter de combiner leurs examens de fin d'études secondaires ou leurs échéances universitaires avec des compétitions ou des tournées internationales. L'histoire de Schizas est extrêmement parlante pour quiconque pratique une passion à haut niveau alors que le « monde réel » continue de tourner.
Ce qui s'est passé exactement à Milan
Madeline Schizas, une étudiante de 22 ans à l'Université McMaster en Ontario, pensait en fait que son rapport de réflexion pour son cours de sociologie ne devait être rendu que dimanche. La réalité était toutefois que la date limite était fixée au vendredi — précisément le jour où elle représentait le Canada dans le programme court de l'épreuve par équipe. Selon un article de TMZ, elle a partagé une capture d'écran de son e-mail sur Instagram, dans lequel elle demandait poliment un délai supplémentaire parce que ses « obligations olympiques l'en empêchaient ».
Ce ne fut pas une journée facile pour la quadruple championne canadienne. Lors de sa performance de vendredi, où elle patinait sur la musique du Roi Lion, les quatre premières secondes de sa musique ont refusé de retentir dans l'arène. Avec le sang-froid que l'on attend des athlètes de haut niveau (et des danseurs expérimentés), elle a patiné vers l'arbitre pour demander un nouveau départ. Malgré ce début stressant, elle a terminé sixième avec un score de 64,97, ce qui a aidé le Canada à se qualifier pour la finale par équipe de dimanche.
L'équilibre entre la glace et les livres
Schizas étudie le comportement humain (Human Behavior) et la sociologie en est une partie importante. Il est admirable de voir comment elle combine ces études exigeantes avec une carrière sportive de haut niveau. C'est sa deuxième participation aux Jeux ; en 2022 à Pékin, elle avait déjà fait impression. Dans un article de Daily Hive Vancouver, on souligne à quel point son dilemme est parlant pour la génération moderne d'étudiants-athlètes. Heureusement, elle a informé ses abonnés dimanche que le professeur s'était montré compréhensif : elle a obtenu son délai.
Le parallèle avec le monde de la danse néerlandaise
D'après mon expérience chez Miss Salsa, je sais que ce n'est pas seulement un phénomène canadien. Regardez les étudiants d'institutions comme Codarts à Rotterdam ou le Lucia Marthas Institute for Performing Arts à Amsterdam. Ces jeunes danseurs passent souvent 40 heures par semaine en studio, tout en devant suivre des cours théoriques, l'anatomie et l'histoire de la culture.
Dans la pratique, je constate que la discipline que l'on acquiert dans le studio de danse — ou sur la glace — aide précisément dans les études. On apprend à planifier, on apprend à gérer une pression énorme et on sait que l'abandon n'est pas une option. Mais parfois, comme pour Madeline, le planning déraille tout simplement à cause d'un chevauchement avec un événement gigantesque. Le fait qu'elle ait dû joindre un communiqué de presse officiel pour justifier son absence montre que même les athlètes olympiques se heurtent parfois à des murs bureaucratiques.
Ce que nous pouvons apprendre de Madeline
Ce récit contient quelques leçons importantes pour tout danseur ou athlète qui lutte pour combiner l'école et sa passion :
- La communication est la clé : Madeline n'a pas attendu d'être de retour chez elle, elle a envoyé un message immédiatement. L'honnêteté sur votre situation est souvent ce qui fonctionne le mieux.
- Restez professionnel : Elle a joint des preuves. Dans le monde de la danse, il peut s'agir d'un contrat d'une compagnie ou d'une invitation à une audition.
- Concentrez-vous sur la tâche : Malgré le stress de la date limite et la musique défaillante, elle a performé sur la glace. Cette capacité à « compartimenter » est ce qui distingue un champion des autres.
Il est tentant de penser que les athlètes de haut niveau mènent une vie facile, mais Madeline nous rappelle qu'entre deux entraînements, ils doivent simplement ouvrir leur ordinateur portable pour rédiger un rapport sur les structures sociales. Elle porte le label « étudiant-athlète » avec fierté, et à juste titre. Un profond respect pour ce double engagement.
Reste à voir si le professeur lui donnera une note d'excellence pour son rapport, mais sa performance à Milan valait en tout cas de l'or pour l'équipe canadienne. Cela nous rappelle une fois de plus que la passion et l'éducation peuvent aller de pair, à condition d'avoir le courage de demander un peu de temps supplémentaire de temps en temps.